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samedi, 07 décembre 2019 16:49

Marie de Médicis

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Marie de medicis

 Marie de Médicis, née le 26 avril 1573 à Florence, décédée le 3 juillet 1642 à Cologne, Reine de France de 1600 à 1610, reine-mère jusqu’à sa mort en 1642.

Marie est la sixième enfant de François Ier de Médicis (1541-1587), grand-duc de Toscane, et de Jeanne (1548-1578), archiduchesse d’Autriche.

Reine de France

Le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis répondait avant tout pour le roi de France à des préoccupations dynastiques et financières. En effet, les Médicis, banquiers créanciers du roi de France, promettent une dot d’un montant total de 600 000 écus d’or, ce qui donna à la reine le surnom de "la grosse banquière".

Elle épouse le roi Henri IV le 16 décembre 1600 à Lyon. Interprète de ballets, collectionneuse, son mécénat artistique contribue à développer les arts en France. Proche des artistes de sa Florence natale, elle fut formée au dessin par Jacopo Ligozzi.

Marie de Médicis est rapidement enceinte et met au monde le dauphin Louis le 27 septembre 1601 au grand contentement du roi et du royaume qui attendent la naissance d’un dauphin depuis plus de quarante ans. Marie continue son rôle d’épouse et donne à son mari 6 enfants.

Marie de Médicis ne s’entend pas toujours avec Henri IV. D’un tempérament très jaloux, elle ne supporte pas les aventures féminines de son mari, et les nombreuses indélicatesses de ce dernier à son égard. En effet, il l’oblige à côtoyer ses maîtresses, et lui refuse souvent l’argent nécessaire pour régler toutes les dépenses qu’elle entend réaliser pour manifester à tous son rang royal. Des scènes de ménage ont lieu entre les deux époux, suivies de périodes de paix relative. Marie de Médicis tient beaucoup à se faire couronner officiellement reine de France, mais Henri IV, pour diverses raisons, politiques notamment, repousse la cérémonie. Il faut attendre le 13 mai 1610 pour que la reine soit couronnée en la Basilique Saint-Denis de Saint-Denis et fasse son entrée officielle dans Paris. Le lendemain, le roi est assassiné.

La régente

Lorsque Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de seulement 9 ans, beaucoup trop jeune pour régner par lui-même. Marie s’implique dans les affaires politiques de la France. Mais régente, en position de faiblesse à l’égard de la noblesse du royaume et des voisins européens, elle n’a d’autre choix que de rompre avec la politique de Henri IV, de reconquête de la puissance française, en faisant la paix avec l’Espagne. En 1615, ce rapprochement se concrétise par un double mariage franco-espagnol. Sa fille, Elisabeth, épouse l’infant Philippe IV d’Espagne et son fils, le roi Louis XIII, épouse Anne, infante d’Espagne.

La politique de la reine provoque néanmoins des mécontentements. D’une part, les protestants s’inquiètent du rapprochement de Marie avec Sa Majesté Très Catholique, le roi d’Espagne, Philippe III. D’autre part, Marie de Médicis, tente de renforcer le pouvoir monarchique, à l’aide d’hommes comme Concino Concini, ce qui déplaît profondément à une certaine partie de la noblesse française. Profitant de la faiblesse causée par la régence, des nobles de grandes familles avec le prince de Condé à leur tête, se révoltent contre Marie de Médicis pour obtenir eux aussi des compensations financières. 

Par ailleurs, la reine et le roi son fils s’entendent mal. Se sentant humilié par la conduite de sa mère, Louis XIII organise un coup d’état en faisant assassiner Concino Concini. Prenant le pouvoir, il exile la reine-mère au château de Blois.

Le retour politique et culturel

En 1619, la reine s’échappe de sa prison et provoque un soulèvement contre le roi son fils ("guerre de la mère et du fils"). Un premier traité, le traité d’Angoulême, négocié par Richelieu, apaise le conflit. Mais la reine-mère n’étant pas satisfaite, relance la guerre en ralliant à sa cause les Grands du royaume ("deuxième guerre de la mère et du fils"). La coalition nobiliaire est rapidement défaite à la bataille des Ponts-de-Cé par le roi, qui pardonne à sa mère et aux princes.

Conscient qu’il ne peut éviter la formation de complots tant que Marie de Médicis reste en exil, le roi accepte son retour à la cour. Elle revint alors à Paris, où elle s’attache à la construction de son Palais du Luxembourg. À la mort de Charles d’Albert, duc de Luynes en 1622, elle effectue peu à peu son retour politique. Richelieu joue un rôle important dans sa réconciliation avec le roi. Il parvient même à faire revenir la reine-mère au Conseil du roi.

A cette époque, Marie de Médicis joue un rôle de mécène très important dans la vie parisienne en commandant de nombreuses peintures, notamment à Guido Reni et surtout à Rubens qu’elle fait venir d’Anvers pour l’exécution d’une galerie de peintures consacrée à sa vie. De nos jours, il subsiste 22 tableaux qui sont conservés au Louvre.

La chute et l’exil

Marie de Médicis continue à fréquenter le Conseil du roi en suivant les conseils de Richelieu qu’elle a introduit auprès du roi comme ministre. Quand elle prend conscience de la puissance acquise par Richelieu, elle rompt avec le cardinal et cherche par tous les moyens à l’évincer. Ne comprenant toujours pas la personnalité du roi son fils et croyant encore qu’il lui sera facile d’exiger la disgrâce de Richelieu, elle tente d’obtenir le renvoi du ministre. Mais après la fameuse Journée des Dupes, le 12 novembre 1630, le Cardinal reste le principal ministre et Marie de Médicis est contrainte de se réconcilier avec lui.

Elle décide finalement de se retirer de la cour. Le roi la jugeant trop intrigante, parvient à la faire partir au château de Compiègne. De là, elle réussit à s’enfuir à Bruxelles en 1631, où elle compte plaider sa cause. Réfugiée auprès des ennemis de la France, Marie est privée de son statut de reine de France et donc, de ses pensions.

Pendant plusieurs années, elle voyage auprès des cours européennes, en Angleterre puis en Allemagne, sans jamais pouvoir rentrer en France. Réfugiée dans la maison natale de Pierre-Paul Rubens, elle meurt en 1642, quelques mois avant Richelieu.

Lu 222 fois Dernière modification le dimanche, 19 avril 2020 15:41

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